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Droits, liberté et respect des plaisanciers

 

Droits, liberté et respect des plaisanciers

Depuis quelques temps, au Québec, nous sommes témoins de conflits qui impliquent des gens qui manifestent une intolérance envers les utilisateurs de véhicules récréatifs tels que la motoneige, le véhicule tout terrain et les embarcations de plaisance.

Il est important tout d’abord de souligner qu’il existe malheureusement des personnes intolérantes que nous pouvons qualifier de « environnementalistes extrémistes » comme il existe également des utilisateurs de véhicules récréatifs irrespectueux et irresponsables envers l’environnement.

En ce qui concerne les embarcations de plaisance les «environnementalistes extrémistes » invoquent divers arguments pour justifier leur position comme la pollution, l’érosion des berges, la sécurité des baigneurs et la nuisance par le bruit alors que dans les faits il n’y a parfois aucun de ces éléments qui est adéquatement justifié. Leur objectif étant d’avoir plutôt strictement la paix en interdisant l’utilisation d’embarcations motrices sur le lac où se trouve leur résidence et ce, sans égard aux droits et libertés d’autrui et sans tenir compte qu’il y a des propriétaires d’embarcations qui ont fait l’acquisition de leur résidence riveraine justement dans le but d’utiliser leur bateau. N’y a-t-il pas une façon d’être conciliant et respectueux des droits de chacun ? Il y a pourtant certains riverains, plus tolérants, qui ne s’objecteront pas à l’utilisation d’embarcation de plaisance sur le lac où se trouve leur résidence même s’ils n’en possèdent aucune. Mais les « environnementalistes extrémistes » eux vont se manifester très fortement sans égard à la majorité bien souvent silencieuse.

Comme les médias ont un appétit vorace pour soutenir les groupes de pression «environnementalistes extrémistes » et de passer outre l’opinion de la majorité silencieuse (on n’a qu’à penser au dossier du Mont Orford), tous les adeptes de sports nautiques doivent aujourd’hui se défendre pour protéger leurs droits et libertés.

Le Regroupement des Plaisanciers du Québec s’étant donné comme mission de représenter et protéger les droits des plaisanciers ne tolèrera pas la position adoptée par cette minorité «environnementalistes extrémistes ». Il existe une façon de s’entendre, d’être conciliant et de mettre en place des compromis pour respecter les droits et libertés de chacun. L’intolérance et l’intransigeance n’ont plus leur place dans notre société d’aujourd’hui et les médias d’information devront démontrer plus d’objectivité. Nous y verrons!

Récemment le ministre canadien des Transports, Lawrence Cannon a déclaré, dans une lettre adressée à la sénatrice manitobaine Mira Spivak, que le gouvernement fédéral n’aurait plus besoin de recourir à une nouvelle loi pour interdire sélectivement et légalement certains types d’embarcations nuisibles à l’environnement sur les plans d’eau du pays, comme les motomarines et les nouveaux « wake boats » et ce, si une majorité de riverains le désirent. Il va sans dire que nous contesterons vigoureusement cette position.

Nous sommes d’avis qu’il y a définitivement une autre approche à utiliser telle que l’auto-réglementation des plaisanciers par leur propre association ou regroupement, par un contrôle plus stricte de la réglementation déjà en place ou encore par l’éducation et la formation accrue de ceux-ci.

Enfin, nous devons immédiatement agir pour protéger les droits des plaisanciers tout en les sensibilisant à la sécurité nautique et au respect de l’environnement.


Marc Thurber
Directeur général

Alliance Canadienne des Plaisanciers / RPQ